Comment la littérature m’a fait sortir du deuil

4 octobre 2018

Bonjour à tous ! Il y a quelques temps, je vous avais déjà parlé des bienfaits de la lecture. Aujourd’hui je reviens vers vous pour une petite anecdote personnelle. Je n’aime pas parler de moi sur internet mais, exceptionnellement, je vais vous livrer une de mes récentes expériences et vous raconter comment la littérature m’a fait sortir de ma longue période de deuil. Étonnant, dîtes-vous ? Vous allez comprendre…

Le deuil, passage obligé…

Si vous n’avez jamais connu le deuil dans votre vie, je vous souhaite de vivre très heureux et ce, encore longtemps. En revanche, pour ceux d’entre vous qui ont vécu cette douloureuse épreuve, sachez que nous sommes ensemble dans l’adversité.
J’ai connu un deuil dont j’ai mis cinq longues années à me remettre. Aucune thérapie n’avait su calmer ma peine et, certains d’entre vous le savent peut-être déjà mais un deuil qui s’éternise est révélateur de pas mal de problèmes. Quoi qu’il en soit, j’ai réagi comme n’importe quelle autre personne dans cette situation et je me suis isolée. Vous commencez maintenant à me connaître : dans quel endroit aurais-je bien pu me réfugier ?
Dans ma bibliothèque, bien sûr.

Un livre inattendu et salvateur

L’autre soir, je suis tombée sur une adaptation BBC des Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë (souvenez-vous, je vous en avais déjà parlé dans ce fait divers). Cela m’a donné envie de relire ce livre qui, il faut le dire, m’avait fait grimacer quelques années auparavant. Ni une ni deux, après visionnage j’ai décidé de comparer l’adaptation avec l’œuvre originale. Inutile de vous dire que la différence était grande…
Cependant, après plusieurs heures de lecture, je tombe sur le passage de la mort d’un personnage. C’est alors que ces mots me sont parvenus :

« Je ne sais si c’est une disposition qui m’est particulière, mais il est rare que je ne me sente pas presque heureuse quand je veille dans une chambre mortuaire, pourvu qu’il n’y ait pour partager ce devoir avec moi personne qui gémisse ou se désespère. J’y vois un repos que ni la terre ni l’enfer ne peuvent troubler ; j’y trouve l’assurance d’un au-delà sans bornes et sans ombres – l’Éternité enfin conquise – où la vie est illimitée dans sa durée, l’amour dans son désintéressement, la joie dans sa plénitude. Je remarquai à cette occasion combien il y a d’égoïsme dans un amour qui s’affligeait si vivement de la délivrance bénie » .

C’est assez joli, n’est-ce pas? Je n’avais jamais envisagé la mort de cette façon. Soudain, je n’avais plus envie d’être égoïste si tant est que le repos décrit dans le livre était exact. Les mots m’avaient frappée immédiatement, m’avaient changée mieux qu’autre chose. Grâce à ce tout petit passage qui n’est qu’un détail dans l’intrigue, la littérature m’avait délivrée du deuil.
Avez-vous déjà croisé ces mots qui vous ont transporté.e en un instant ? Ces livres qui vous ont mené.e ailleurs sans aucun effort ? Il semble incroyable que de si petits objets, si ennuyeux dans la bouche de certaines personnes, cachent un si grand pouvoir. Quelle probabilité avais-je de retrouver ce vieil ouvrage perdu dans ma bibliothèque ? A quel pourcentage de chance tenait donc le désir de vouloir m’y replonger ? Comment expliquer qu’une histoire fictive sache terminer le travail de cinq longues années ?
Sans mentir, je n’en sais rien. Mais, depuis, j’ai appris à chérir mes livres plus que je ne le faisais auparavant. Je suis la preuve vivante que la littérature, même très ancienne, est encore capable de véhiculer beaucoup de choses et de transmettre à ceux qui ont la patience de se plonger dans ses pages. C’est un trésor qui dort sur nos étagères en attendant d’être à nouveau découvert. C’est pour cette même raison que Littérature Pour Tous a été ouvert.

J’espère, en tous cas, que ce petit témoignage ne vous aura pas ennuyé.e. Sur ce, je vous engage à aimer profondément la vie et tout ce qu’elle peut vous apporter ainsi qu’à continuer de lire ; votre corps et votre esprit vous en remercieront. Et vous, avez-vous déjà eu la chance de trouver un livre qui vous avait fait beaucoup de bien ? N’hésitez pas à témoigner et à en parler en commentaire, je serai ravie de vous lire. En attendant, je vous laisse avec cette superbe vidéo sur le même sujet et je retourne travailler dans ma bibliothèque pour vous retrouver dans le prochain article. A bientôt !

Cette vidéo a été publiée par la Maison des Sciences de l’Homme Alpes, je ne possède aucun droit.

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